Lac d’Auvergne : Lac d’Aydat

« Les réalités de la nature dépassent nos rêves les plus ambitieux. » Auguste Rodin

Au bord de l’eau

“Les femmes sont curieuses ; fassent le ciel et la morale qu’elles contentent leurs curiosités d’une manière plus légitime qu’Ève leur grand-mère, et n’aillent pas faire des questions au serpent.” T.Gautier

Musique/ Playlist R#3

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Retrouvez-ici les titres choisis pour accompagner chacun des volets de la ReadList#3 !

⊗ DEVICS ‘Red Morning’

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( Peggy dans les phares, Marie-Ève Lacasse, Flammarion 2017)

⊗ JOSÉ GONZÁLEZ ‘Open Book’  

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( Une activité respectable, Julia Kerninon, Rouergue 2017)

⊗ GILLEPSIE / ROLLINS / STITT ‘On the sunny side of the street ‘

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( Un dernier verre dans un bar sans nom, Don Carpenter, 10/18, 2017)

⊗ LOU REED ‘Halloween Parade’  

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( L’immeuble Christodora, Tim Murphy, Plon, 2017)

⊗ THE SOUND ‘I can’t escape MySelf’  

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( La vie sexuelle des soeurs siamoises, Irvine Welsh, Au Diable Vauvert, 2017)

⊗ JOHNNY CASH ‘Hurt’   

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( Le Blues de La Harpie, Joe Meno, Agullo, 2017)

⊗ THE SMITHS ‘That Joke isn’t funny anymore’

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( Heimsla, la stupidité, Eirikur Örn Norddahl, Métailié, 2017)

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Books/ ReadList#3 L’Intégrale !

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Retrouvez-ici l’intégralité de la ReadList#3 !

photo Marie-Ève LACASSE, Peggy dans les phares, Éd. Flammarion, 2017.004508470

« Pour nous aimer, Françoise, il nous a fallu monter un rempart contre le monde, dans un grand silence où règne un équilibre d’amour. Ce que je dissous dans l’alcool, la nuit et toi me donnent la pleine conscience d’une richesse qui m’était jusqu’alors inimaginable. »

julia-kerninon Julia KERNINON Une activité respectable, Éd. du Rouergue, 2017.    9782812612039

« Comme tous les livres nous mènent à d’autres livres, ils nous font ricocher – nous lisons comme Dante se laissant guider par Virgile dans la forêt sauvage du pêché. Dans les bibliothèques, dans les librairies, les voir tous côte-à-côte, si nets, comme des compartiments dans un columbarium, chacun renfermant une voix, une aria, je ne connais rien de mieux. Je reviens toujours là. C’est tout. »

images Don CARPENTER Un dernier verre dans un bar sans nom, 10/18, 2017004653663.jpg

« Le Jolly Joan était ouvert toute la nuit, une grande salle pleine d’oiseaux de nuit et d’insomniaques, l’un des rades où Stan avait l’habitude de traîner quand il était à la rue. Les habitués se connaissaient tous plus ou moins, ne serait-ce que de vue, et, un soir, Stan et Marty avaient discuté jusqu’à quatre
heures du matin, assis côte à côte au long bar. »

AVT_Tim-Murphy_6898 Tim MURPHY L’immeuble Christodora, Éd. Plon, 2017index

«J’ai travaillé très fort pour trouver l’équilibre entre les faits et la fiction. Pour créer des personnages possédant une vie intérieure tout en insérant sur leur parcours ce qui s’est vraiment produit» Tim Murphy

téléchargement Irvine WELSH La vie sexuelle des soeurs siamoises, Diable Vauvert, 2017téléchargement

« C’est cette merde qui est en train de foutre votre vie en l’air, et c’est ce
qui finira par vous tuer, bordel de merde! Mes mots ont réussi à transpercer sa couche de graisse pour se planter au plus profond d’elle. Je peux voir ses plaies personnelles béantes, saigner sous mes yeux. »

joe-meno.jpg Joe MENO Le Blues de La Harpie , Éditions Agullo, 2017  Le-Blues-de-la-harpie

« Pas moi. Moi, je me retrouvais coincé, comme je l’avais toujours été – en taule ou au taf, ça ne changeait pas grand chose. A regarder le monde entier faire le plein puis s’en aller, un type pouvait à la longue éprouver une affreuse sensation d’enfermement, une solitude terrible, si vous voyez ce que je veux dire. »

Eiríkur-Örn-Norðdahl-©-Philippe-Matsas1.jpg Eirikur ÖRN NORDDAHL Heimsla, la stupidité, Éditions Métailié, 2017   heimska.jpg

« Avant de l’épouser, Áki avait prévenu Lenita que, si elle le trompait, il ne se gênerait pas pour lui rendre la monnaie de sa pièce. Je sortirai et je coucherai avec quelqu’un d’autre, avait-il menacé. N’importe qui, avait-il répété en voyant qu’elle ne répondait pas. »

 

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Books/ ReadList #3 / Eirikur Orn Norddahl « Heimska la stupidité »

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Dernier opus de la ReadList#3!

Dans un monde où Internet est la plus belle source de progrès comme la plus dangereuse, Eiríkur Örn Norddahl nous met en garde contre la force de destruction que peuvent avoir les nouvelles pratiques du web sur les valeurs primordiales de l’humanité. A l’heure où tous prônent férocement le respect de la vie privée, à quel point sommes-nous victimes de notre propre « liberté » virtuelle?

Heimsla, la stupidité, paru chez Métailié au début de l’année nous offre une vision terrible mais tellement vraie de la réalité du no limit du web une fois pris dans ses griffes…

Né à Reykjavik en 1978, Eiríkur Örn Norddahl commence à écrire dans les années 2000 mais n’en vit pas. Voyageur et curieux des différentes façons de vivre des gens, il passera quelques années à Berlin, Helsinki et récemment au Vietnam. En 2004 il fonde le collectif poétique d’avant-garde Nyhil, en Islande avec plusieurs de ses comparses. En 2008, il a reçu le Icelandic Translators Award pour sa traduction du roman de Jonathan Lethem, Les Orphelins de Brooklyn. Il a obtenu une mention Honorable au Zebra Poetry Film Festival de Berlin en 2010 pour son animation poétique,  Höpöhöpö Böks. En  2012 Norddahl a reçu le Icelandic Literary Prize, catégorie fiction et poésie, ainsi que le Book Merchants’ Prize pour son roman Illska.

Heimsla, la stupidité, a obtenu le prix Transfuge du meilleurs roman scandinave 2017.

Eirikur Örn NORDDAHL

L’Islande du futur est un pays hyper-connecté. Chaque seconde de votre vie est filmée, partagée, jetée en pâture sur la place publique. Tous vos gestes sont étudiés, « Les gens avaient cessé de baiser portes closes ou de déféquer en privé ». 

C’est dans ce contexte que nous faisons la connaissance de Lenita et Áki Talbot.

Tous les deux écrivains et tout juste divorcés, ils cherchent à faire souffrir l’autre en se partageant mutuellement toutes leurs incartades sexuelles. le roman commence d’ailleurs par ça. Lenita est sauvée de son « obligation » de regarder en direct via webcam les scènes de sexe de son ex grâce à une coupure de courant. S’en suit le combat qu’ils vont tous deux mener pour un roman qu’ils ont écrit à l’identique etc…

Heimska c’est le tableau du voyeurisme exacerbé à l’extrême, un portrait d’une société où tout peut nous échapper. Une plume sarcastique et bien maîtrisée qui nous montre ce que le monde pourrait devenir si nous ne faisons pas plus attention à préserver notre intimité. 

Un roman court qui survole avec cynisme et sarcasme notre société connectée. Personnellement cela me rappelle un des épisodes de Black Mirror où l’on ne vit plus que par notre place dans le monde des réseaux sociaux et le succès que les autres nous vouent. Les gens arrivent à un extrême où, dans leurs cerveaux malades, ils ne peuvent exister s’ils ne sont pas vus de tous… Inquiétant!

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Futur proche, bienvenue dans la surVeillance : les caméras sont partout, impossible de se déconnecter. Au royaume de la transparence, tout ce qui est caché est suspect.
Áki et Lenita viennent de se séparer et se vengent par personnes interposées en se livrant à toutes sortes d’expériences sexuelles sous l’œil attentif des webcams. Tous deux écrivains, ils achèvent chacun leur roman. Un roman unique. Qui fera date.
À Isafjördur, le soleil de minuit commence à pâlir et les mystérieuses coupures d’électricité se multiplient, privant les habitants des joies du voyeurisme ; un groupe d’étudiants en arts squatte une ancienne usine de crevettes en cultivant des projets louches ; les autorités sévissent, pas toujours raisonnables.Dystopie contemporaine, Heimska est une satire vibrante de notre addiction à la vie des autres, de notre obsession de la transparence, de notre vanité sans bornes. Norðdahl passe le monde à la moulinette : l’art, l’amour et la politique sont autant d’illusions narcissiques qu’il convient de déboulonner avec une joie féroce. « Eiríkur Örn Norðdahl n’a peur de rien. » Sophie Joubert, L’Humanité

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Femmes en pause: JH

« La femme est dans le feu, dans le fort, dans le faible, la femme est dans le fond des flots, dans la fuite des feuilles, dans la feinte solaire où comme un voyageur sans guide et sans cheval j’égare ma fatigue en une féerie sans fin. » Aragon