ReadList les Indispensables #1 : L’Intégrale !!

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Un premier petit bout d’une de mes étagères dans cette ReadList Les Indispensables#1, qui j’espère vous a donné envie de lecture!

Pour diversifier les plaisirs, le prochain chapitre Indispensable sera assez différent, mais rien de surprenant avec les joies de la diversité prolifique des sorties littéraires jeunes et moins jeunes!

Et nous n’en sommes qu’au tout début!

Et pour mieux profiter de la Musique :

Retrouvez en PlayList tous les morceaux utilisés dans la ReadList les Indispensables #1

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>  GHINZU  « Turn up Satan » (Miso soup, Ryu Murakami)
FEMI KUTI « oNE DAY SOMEDAY » (Firmin, Sam Savage)
ARCHIVE « Bullets » (Le valet de Sade, Nikolaj Frobenius)
>  RED HOT CHILI PEPPERS « My friends »  (Poupées crevées, Martin Amis)
>  GRUFF RHYS « Sensations in the dark » ( Ecstasy, Irvine Welsh)
>  HUSHPUPPIES « Stop » (Le chant du bourreau, Norman Mailer)
>  TEMPLES« Keep in the dark » (Un tueur sur la route, James Ellroy)

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ReadList Les Indispensables #1 / Norman Mailer « Le chant du bourreau »

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Gary Gilmore, criminel américain mort en 1977 par peloton d’exécution (1 an après le rétablissement de la peine de mort dans l’Utah) a beaucoup fait parler de lui.

Norman Mailer, après 3 ans d’enquête, nous offre, dans Le chant du bourreau (1ère parution française chez Robert Laffont en 1980) le récit précis de la vie de ce meurtrier jusqu’à son exécution.

Il passe ainsi au crible toutes les facettes de l’existence de Gilmore, tant dans ses actes que ses amours, mais aussi toutes celles du système pénal américain.

Lors de la sortie de l’ouvrage beaucoup furent ceux qui crièrent au scandale pour d’incitation à la débauche.

1297 pages pour l’édition pavillon poche nous sommes donc, sans mentir, devant le plus bel, cru, neutre et complet article sur ce personnage.

Attention il faut aimer le style Mailer !

Gary Gilmore vient d’une famille de mormons et, à trente-cinq ans, il a passé plus de temps en prison qu’en liberté. En juillet 1976, alors qu’il est en conditionnelle, il attaque une station-service et un motel pour quelques dollars dans la caisse, et abat deux hommes. Arrêté, il est jugé et condamné à la peine de mort. La singularité du cas Gilmore : il refuse tout recours en grâce. Après son procès, il aurait pu faire appel et la peine aurait été aisément commuée en prison à vie, mais Gilmore refuse. Pis, il se bat même pour son exécution, qui aura lieu le 17 janvier 1977 au pénitencier de l’Utah.
En refusant l’appel, Gilmore choisit la gloire. Comme le reste de l’Amérique, qui affectionne les anti-héros du gabarit de Gilmore, Norman Mailer se passionne pour son histoire d’une banalité extraordinaire et l’immortalise dans ce qui restera l’un des grands livres du nouveau journalisme.
Le Chant du bourreau a nécessité à Norman Mailer trois ans d’enquête. Il s’appuie sur les témoignages de la famille de Gilmore, de ses amis, d’avocats, de gardiens de prison et de sa maîtresse, Nicole, une jeune femme confrontée à un monde impitoyable : tous mêlés d’une façon ou d’une autre à cette aventure hors du commun. Décrivant une Amérique que l’on voit rarement, celle des gens pauvres et déshérités de l’Ouest, Mailer fait de cette histoire pleine de bruit et de fureur une histoire d’amour brûlante qui, même dans la mort, reste encore un défi.

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